1993 – Fiat Panda 4×4 – Country Club – Off Road cutie. Ou comment je suis tombé amoureux d’un panda.

PandaOffRoad

Fiat_Panda_4x4 4x4Panda

 

I own 6 cars (with muscles ) and… belive it or not this is one of my favorite..  maybe that Holliday feeling / sweet factor

 

Non vraiment j’adore cette caisse.. A dire vrai ..j’ai toujours été attiré par le Off road mais l’image d’un 4×4 en ville m’a toujours dérangé et puis les Jeep / Land-roverToyotaNissanblabla . .  sont des camionnettes ou des caisses de branleurs tout du moins en France.

Je me suis donc tourné vers les Suzuki Samourai ou Lada Niva qui semblaient de bons choix humbles et efficaces.

 je me suis senti complément ridicule dans le japonais et un peu trop Russe dans le second .. bien que le Lada soit très beau (on en reparle dans 20 ans).

Et puis un jour, un ami me dit que le vieux monsieur qui habite a coté de chez lui a une Fiat Panda, Steyr-Puch Hi-Lift 4 wheels drive version qu’il n’utilise plus depuis quelques années.

Je vais la voir, elle est belle.

 Le monsieur m’aime bien, l’échange se fait contre.. 200 euro…

Elle démarre et tourne plutôt bien et je décide de rentrer à son volant sans la douce remise en route qu’elle aurait méritée après 2 années de sommeil.

Je ne sais pas comment l’expliquer mais une immense joie s’est emparée de moi sur le chemin du retour et je me suis sincèrement demandé pourquoi….

Un sentiment qui se rapproche de celui que j’ai pu ressentir au volant de la Volkswagen Beetle, le coté lourd et laborieux en moins.

Il m’est revenu alors en mémoire un été 1998 en Corse.

Un ami était venu me chercher a l’aéroport au volant d’une Panda série 1 équipée d’un double toit-ouvrant panoramique.

J’avais alors éprouvé un plaisir intense a rêvasser en regardant le ciel, nageant dans les fortes effluves de maquis, le  vent, le soleil….

La voiture la nature et moi ne faisions qu’un !

J’avoue avoir mis à l’époque ce trop pleins d’émotions sur le compte de cette magnifique île qu’est la Corse mais j’ai tout de même commencé à regarder d’un autre oeil cette automobile faite de pas grand chose et que j’avais complètement ignoré jusque-là.

Elle m’intriguait

Cette calandre asymétrique, ce design ultra minimal et pourtant très équilibré, ce style compact sans être massif.

L’immense vide-poches, les sièges la plage arrière, tout était basé sur le principe du hamac .. !

Et cet unique cendrier que l’on pouvait déplacer sur toute la largeur de la planche de bord…. Parce qu’on aime bien les cendriers en France.

Des sièges sans appui-tête additionnés à de grandes surfaces vitrées et de très fins montants de pare-brise donnaient une vision panoramique aux 4 coins de l’auto,

le sentiment d’être assis avec des amis sous une tonnelles de terrasse italienne, un vrai travail d’architecte et quelque chose qui a complètement disparu dans nos claustrophobiques habitacles modernes

Au volant la voiture était légère et agile,

je me souviens avoir eu beaucoup de plaisir à rouler tout l’été sur ces petites routes magiques de Corse,

Elle n’avait rien d’exceptionnel mais proposait plutôt une sorte de symbiose géniale.

Les contraintes économiques à la limite du minimalisme imposées par Fiat  (c’est vraiment, vraiment cheap) ont de toute évidence provoqué un excès de créativité chez Giorgetto Giugaro.

L’intérieur était entièrement recouvert de tissu laissant juste apparaître des encadrements de tôles peintes aux couleurs de la carrosserie; certainement embarrassantes dans les années 1980 ces apparitions métalliques dans l’habitacle sont  devenues très stylées et d’ailleurs reprises par de grossiers gimicks sur certaines voitures modernes.

Et le tableau de bord ….

 Un compact combiné mêlant quadrillage vert, disposition de l’instrumentation typiquement 80’s à la façon d’une bataille navale électronique et un demi compteur de vitesse à la vertical…..c’est du “Tron (1982)“.

Honnêtement les plastiques sont minables et la dotation pauvrissime, tout cela a certainement coûté les quatre cacahuètes prévues mais encore une fois cela fonctionne merveilleusement.

Allez  comprendre….

C’etait donc les fondations d’une automobile qui allait se vendre pendant près d’un quart de siècle.

Mais je ne savais rien encore de la génialissime version Steyr-Puch

J’usqu’a cet été 2005, j’etais maintenant l’heureux prorietaire d’une 1991 Panda 4×4

La magie était intact avec en supplément comme une saveur barbecue due à cette version haute sur pattes et équipée du petit accastillage de l’aventurier en conserve, comme ces 2 inclinomètres sur le tableau de bord où la manette de crabotage du train-arrière !

J’ai appris par la suite que la Fiat Panda n’avait pas grand chose a voir avec les bureaux d’étude de Fiat,

elle avait en fait été entièrement  conçue par le bureau de style Italidesign et plus spécifiquement par le génial Giorgetto Giugaro qui en façonnera les règles et le design en 15 jours dans sa résidence de vacances d’été en Sardaigne.. (et ça se sent)

Elle passera ensuite pour sa définition 4×4 entre les mains des maitres Autrichien du tout-terrain Steyr-Puch, qui rappelons-le, fabrique les Mythiques Mercedes G Klass et les indestructibles et inarrêtable 6×6 Pinzgauer.

Bref, une très sérieuse officine.

Le style extérieur est dans la même veine, un ensemble de coups de génie comme l’absence de gouttière, les traits tendus mais jamais vifs, les faces planes jusque dans les vitrages (pourquoi je pense à la Lamborghini Contach ? )

Ce vitrage plat a la façon d’une Jeep ou d’un Land Rover est à la base une solution économique mais elle s’avère être au final un choix singulier qui se marie parfaitement avec le style de l’auto.

Au volant le moteur n’a absolument aucune puissance mais il a ce petit quelque chose d’italien dans son bruit de moulin à café et son enthousiasme à prendre des tours, il n’a pas grand chose mais le donne avec tellement de joie.

Un peu comme pour le maniement du levier de vitesse qui est plutôt imprécis et spongieux mais les débattements sont courts et l’étagement plutôt bon.

Bref, c’est l’imperfection totale mais toujours dans un compromis particulièrement maitrisé, homogène et cohérent.

(Pourquoi je pense a Colin chapman moi .. .)

j’ai eu une fois à suivre lors d’une randonnées OffRoad dans le sud de la France, de grosses machines qui passaient en force labourants tout sur leur passages dans une lourde odeur de diesel et d’herbe fauchée, de cris et de jurons, une ambiance plutôt dégeulasse décadente.

Quand au volant de notre mini Styer-Puch nous prenions de minuscules chemins de traverse impraticables par nos bruyants comparses avec la grâce d’une danseuse et dans un silence raffiné.. presque élégant !

Nous avons rejoins l’arrivée avec l’agilités d’un écureuil et dans un vrai respect de la nature qui nous entourait. ((pourquoi je pense a James Bond moi ?)))

Et d’ailleurs ceux-là même qui nous avaient accueilli avec un sourire un peu narquois le matin de la course, l’étaient bizarrement beaucoup moins à l’arrivée; notre minuscule panda était devenu la star du jour.

Elle est d’ailleurs tellement fine qu’il nous est arrivé d’emprunter certains sentiers de randonnée pédestre, et toutes les fois ou nous avons croisé des marcheurs, ils ont souri et nous ont laissé passer amicalement ..  .. . ..

Une minute ?

Des nazi marcheurs….. qui nous sourient alors qu’on emprunte “leur” chemin de randonnée pédestre…?  avec une automobile ? ? ?

Je ne connais pas d’autres véhicules capables d’une telle prouesse, Il est d’ailleurs même arrivé que des locaux nous invitent à venir boire un verre avec eux alors que nous étions en train de “sauvagement” traverser leur champ…

Un capital sympathie à son maximum !

Peut être le dernier 4×4 qui puisse être utilisé hors des sentiers autorisés sans rameuter la garde Nationale et toutes les associations de protection de la nature des environs !

Et toutes cette coolitude pour le prix d’un sac de billes. ..

Je me prends a rêver d’une version piste sur une base de 4×4 en piteuse état discrètement passée en propulsion, avec caisse renforcée/soudée et moteur de Fiat Uno Turbo,.. un putain de diable.

Une panda Propulsion de 700kg pour 120ch turbo.. de quoi faire trembler bien des lotus 7.

Et à 200 euros l’exemplaire…..

Ok cette voiture est donc mathématiquement géniale.

Mais il reste un paradoxe à résoudre:

Pourquoi alors en présence de son clone espagnol, qu’est la Seat Marbella mon encéphalogramme reste cliniquement plat.

Amour schizophrénique de l’automobile ?

Ou peut être simplement parce que seuls les italiens savent faire un vrai Expresso..

Well this one look good, this is the prettiest version (serie special Country Club) 89 000 km .. 1700 euro… look totally loved, should i buy another one.. ?

1993

89000 km

1700€

East France ( rust alert corner, Alps salty Side)

Source: https://www.leboncoin.fr/voitures/964659999.htm?ca=21_s

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Salut

Offy

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